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Etre indépendante et … en congé maternité. La galère ?

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Vous êtes travailleuse indépendante et vous hésitez à vous lancer dans un projet de grossesse en raison de votre statut ? Pas de panique, vous avez des droits comme les salariés du public et du privé. Il y a, cependant, un certain nombre de choses à savoir et de pièges à éviter afin de profiter de votre congé maternité en toute sérénité.

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Selon votre métier mais également celui de votre conjoint, les papiers à fournir ne seront pas les mêmes.

Les conjointes collaboratrices

Les conjointes collaboratrices, c’est-à-dire, les femmes qui travaillent avec un mari artisan, en profession libérale ou commerçant, peuvent percevoir une allocation dite de repos maternel. Cette allocation nécessite d’avoir cotisé au moins un an. L’assurance maladie RSI (Régime Social des Indépendants) peut aussi vous verser une allocation de remplacement qui permet d’embaucher une personne pour vous remplacer durant le congé. Dans certains cas, une allocation de remplacement est prévue également pour le papa, notamment pour les agriculteurs. Attention à bien vous renseigner sur les démarches en début de grossesse pour ne pas rater l’échéance.

Les chefs d’entreprise

Qui a dit qu’il fallait sacrifier sa vie de famille quand on crée son entreprise ? Les femmes à la tête d’une société peuvent bénéficier d’un congé sous réserve d’interrompre l’activité au moins 44 jours consécutifs dont deux semaines avant la date prévue d’accouchement. L’allocation sera calculée en fonction des cotisations.

Attention néanmoins pour les auto-entrepreneuses. Le versement des prestations maternité est réservé aux personnes justifiant d’un montant minimal durant les 3 dernières années avant la grossesse. Il se peut ainsi que les revenus des personnes en auto-entreprenariat soient inférieurs à cette somme. Vous pouvez néanmoins bénéficier de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire pour votre suivi de grossesse.

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Les intermittentes du spectacle

Comme les salariés, les indemnités sont calculées sur la base des trois derniers mois précédents l’arrêt. Il faut justifier un minimum de 200 heures de travail. Ces conditions sont vivement critiqués par les intermittents du spectacle actuellement.

Ces exemples ne sont, bien entendu, pas exhaustifs. En général, pour percevoir une allocation en lien avec la maternité, il faut avoir cotisé au moins 1 an. N’hésitez pas à vous renseigner avant même la grossesse pour éviter les mauvaises surprises.

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